L’auto stop ou le piment du voyage

IMG_20191025_121526737Le sourire aux lèvres, j’affiche un air sympathique et assuré, regardant chaque conducteur dans les yeux, je maintiens la pancarte tour du monde bien à vue. Antoine à mes côtes lève le pouce déterminé. L’emplacement est idéal : Montpellier sortie sud, à la sortie d’un rond point gigantesque qui brasse plus de 20 voitures a la minute. Pourtant déjà une heure que nous faisons du stop, les conducteurs et leurs passagers nous font des signes amicaux et des sourires…mais aucune voiture ne s’arrête. Après une heure et demi de pouce levé nous capitulons, allons chercher une connexion Internet, réservons une  chambre d’hôte pour la nuit et réservons un covoiturage pour Carcassonne le lendemain. Cette fois-ci le stop a peu marché à notre grand étonnement, c’était la première fois que nous essayons en couple. Antoine a au moins 10 000 km d’auto stop au compteur et moi au moins 6000 km. Nous sommes des adeptes de ce moyen de transport, d’ailleurs c’était une évidence de le privilégier durant notre long voyage au travers les continents.

Aucune garantie n’existe quant à votre heure d’arrivée ni même votre jour d’arrivée à destination, laissez tomber les équations mathématiques et les intuitions fumeuses. Vous n’aurez pas de garanties sur votre trajet ou bien est-ce que votre conducteur va vous déposer sur la bonne route? ne s’est-il pas planté?  Par contre vous n’échapperez pas à la bienveillance d’une personne qui fera un détours de plusieurs kilomètres pour vous avancer, une autre vous offrira le déjeuner, une autre vous achètera un billet de train, et avec d’autres vous partagerez des tranches de rigolades (histoires vécues). Au delà des économies réalisées l’auto stop apporte une note résolument aventurière avec ses surprises, on ne s’ennuie jamais, ça pimente les mémoires de voyages.

IMG_20191021_094548919Revenons quelques jours en arrière à Cognac notre première étape du tour du monde. La première journée nous avons réalisés 550km et depuis plus rien, impossible de décoller du bord des routes et ce après plusieurs tentatives dans différentes villes. Montpellier sera notre dernier essai en France. Nous sommes donc arrivés en Espagne par covoiturage et selon nos dires le stop marcherai moins bien dans ce pays. Nous ferrons de nouvelles tentatives de stop après l’Europe, nos essais infructueux en France nous ont fait perdre deux jours, nous sommes attendus au Maroc et ne prendrons pas le risque de créer un retard. De plus, le stop est économique quand il marche mais quand il échoue il peux coûter cher, il faudra trouver internet pour réserver un hébergement et un transport à la dernière minute, les prix sont élevés et les disponibilités incertaines, nous risquons de passer d’une aventure pimenté a une aventure qui brûle carrément le porte monnaie, ce n’est pas le but. Nous décidons alors de traverser la péninsule Iberique en covoiturage ou en bus, nous ferons le choix du transport majoritairement en fonction de son prix.

Bilan en France: le stop n’a que très légèrement marché pour nous, c’est dire à quel point nous étions déçus, nous nous sommes même demandé si le stop était mort, l’est-il?