Inde – Namasté 2 ème partie

Différence culturelle jusqu’aux toilettes

Forte « impression » pour les tissus de Cochin

Le train s’éloigne des quais, à son bord des passagers collés serrés qui s’imbriquent dans le wagon tant que possible, nous sommes parmi eux et on imagine certains même attraper le train à son passage comme il se fait souvent. Au dessus de nos têtes des passagers en quête d’espace sont assis sur les portes bagages en compagnie des sacs. J’enlève mes sandales comme il est coutume de faire partout en Inde avant de rentrer ou de s’asseoir, puis je rejoins les passagers des portes bagages en haut. Deux heures plus tard plus personne, tous les travailleurs descendent au même arrêt, j’ai maintenant la place pour m’allonger et me réveiller avant notre arrêt. Par intermittence les vendeurs de repas passent en répétant à tue-tête le contenu de leurs plateaux « Samousas, samousas », » Biryani, biryani », et la nature sauvage du Kerala qui défile par la fenêtre fera le spectacle d’Antoine tout le trajet durant.

À Cochin nous irons visiter « fort cochin » c’est un spot de pêcheurs à l’extrémité de la ville qui donne sur l’océan. Comme à notre habitude on se déplace en bus pour nous y rendre. C’est toujours un trajet épique mouvementé par les arrêts brusques, par la vieille caisse aux ferrailles qui s’entrechoquent et les disques de freinage qui veulent rendre leur dernier souffle. La région est réputé pour le travail de la soierie à partir des fils produits par les vers à soie ainsi que les impressions manuelles sur coton à partir de blocs en bois gravés.

Le lendemain de passage dans un centre commercial, nous serons invités à assister à une conférence sur le cancer. L’événement est animé avec un flash mob pour l’ouverture. Une médecin chercheur nous explique que le cancer des poumons sévit le plus chez les hommes et le cancer des seins le plus chez les femmes pour des raisons génétiques. On ne s’étonne guère pour le cancer des poumons, on ne voit presque pas d’indien fumer mais l’air des grandes villes d’Indes sont toujours dans le top 10 des plus pollués du globe, ce qui créé aussi un taux élevé de tuberculose et autres maladies pulmonaires. L’air pollué est un tueur invisible, c’est pour cette raison qu’il n’est pas toujours associé à certaines pathologies et négligé en santé publique. Grenoble par exemple qui est une des villes les plus pollués de France, la situation est prise au sérieux, des études sont menés pour évaluer les liens entre pollution de l’air et mortalité.

Brûlis près de la voie ferrée de Cochin

La culture des brûlis par les locaux comme solution au nettoyage des rue aggrave nettement la qualité de l’air. Venu des pratiques agricoles pour clarifier les champs, dans les brûlis en ville tout y passe comme sur la photo ci-dessus: feuilles, plastique, carton= petit cocktail de perturbateurs endocriniens et autres. Situation similaire dans tout plein d’autres pays comme les Balkans.

Aller vers le coronavirus? ou changer notre itinéraire ?

Et comme si la vie nous envoyait des signes ironiques, posés dans une librairie à lire un Astérix, Antoine trouve des illustrations avec Coronavirus, un personnage Gaulois de cette BD publié en 2017 bien avant l’épidémie connu depuis quelques semaines. On a poufé de rire évidement, des fois il y a des correspondances improbables avec la réalité. Ceci dit, la situation est à prendre au sérieux. Loin de nous la psychose d’être contaminé même si le risque est bien réel, mais nous devions entrer en Chine en avril, longer l’est pour rejoindre la Mongolie avec le train express tout en passant par la région de Hubei, celle qui est l’épicentre du virus, mais aujourd’hui ses frontières ont été fermé. La Mongolie a réagi immédiatement en fermant elle aussi sa frontière avec la Chine. Nous ne passerons donc pas en Chine et n’irons pas non plus en Mongolie hélas, notre nouvelle itinéraire après l’Asie du sud est sera l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan puis retour en France fin mai.

Astérix et la transitalique publié en 2017, écho au coronavirus qui a sévi en 2002?

Le quartier des temples

Coïmbatore est une autre grosse ville d’Inde, nous y passons pour faire étape avant d’arriver à Auroville, qui est une ville autonome et spirituelle. Ces trois jours d’étape se feront chez Saravana et sa famille en couchsurfing (je rappelle que le couchsurfing est l’obtention d’un logement chez des gens gratuitement, c’est une sorte d’échange culturel). Le quartier est assez calme pour profiter d’une promenade à la recherche des temples qui s’y concentrent.

Les façades sont belles et vives en couleurs, sur chacun de leur parterre est dessiné à la poudre de riz des motifs tout en géométrie que j’ai reporté ci dessus, représentant des signes de la religion Hindou. Il faut se déchausser devant les temples avant d’y pénétrer, les offrandes de fleurs fraiches ornent les têtes des miniatures et statues de divinités Hindou, les couleurs sont hautement saturées, c’est très beau. Nous serons approché par les maîtres des lieux en saris qui nous guident à la prière. Nous n’avons rien à demander aux divinités ce matin même si un maître nous informe que sous la bonne garde de son dieu nous pouvons être chanceux en argent. Nous sortons des temples avec des points sur nos fronts qui ne sont autres que des pigments rouges et blancs. Au delà d’un aspect religieux, placés au ras de l’implantation des cheveux des femmes cela signifie qu’elles sont mariés.

La fertilité matérialisé par le lotus, est une présence importante dans le culte hindou. Le shiva linga en bas du dessin représente le phallus et l’utérus représentant l’union

L’Inde, rêve depuis tant d’années

Voici peut-être ci dessus l’Inde dont je garderai en mémoire, belle par ses couleurs, mais abîmé par sa pollution en tout genre. Nous avons passé un mois fatigant par le vacarme à toute heure de la circulation où la seule règle pour conduire est de savoir abuser du klaxon (rires). Au-delà le pays est cependant bourré de richesses comme la jungle, les animaux, les insectes surprenants, les tissus colorés incroyables, un artisanat vaste et des religions abondantes de rites et de symboliques. Nous avons souvent été scruté par les locaux de manière insistante, et même parfois de manière malaisante, mais affichez un sourire et la plupart vous le rendrons. Malgré cette impression mitigé certaines personnes nous ont surpris avec de petites attentions (offerts des gâteaux, un thé, pas fait payé ceci ou cela…). Nous n’avons pas perçu la tradition des castes, étant juste de passage en touriste elle ne saute pas au yeux, les castes sont parait-il plus marqués et pratiqués hors des grandes villes.

Allez notre séjour se termine ici, il est temps de partir en Thaïlande pour de nouvelles aventures

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